20 avril 2024, 16:35 PM

Quelle différence entre épidémie et pandémie ?

C’est officiel : l’épidémie de Covid-19 est désormais une «pandémie». Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’a déclaré lors d’une conférence de presse le mercredi 11 mars 2020. Quelle différence y a-t-il entre épidémie et pandémie ? Qu’est-ce qui change ? Comment cela va-t-il réellement nous affecter ? On fait le point.

 

Pandémie vs épidémie

 

Malgré la crainte que le mot évoque, «pandémie» fait référence à la propagation d’une maladie, et non à sa puissance ou à son caractère mortel. On parle d’épidémie (du latin epidemia qui signifie « à la maison ») lorsqu’un virus se propage dans une région, un pays ou une zone bien définie.

 

Le terme pandémie vient du grec pan (« tous ») et demos (« personnes »). Une pandémie, c’est une épidémie avec plusieurs foyers et qui se répand dans une zone plus large. Les experts utilisent ce terme lorsque les épidémies se développent dans plusieurs pays et s’étend à plus de 2 continents. L’exemple le plus célèbre est peut-être l’épidémie de grippe de 1918. Elle a infecté environ 500 millions de personnes et en a tué environ 50 millions dans le monde.

 

La pandémie est le plus haut niveau d’urgence sanitaire mondiale.

 

Déclarer officiellement une maladie infectieuse comme pandémie a des répercussions économiques, politiques et sociétales à l’échelle mondiale.

 

Cette déclaration d’urgence sanitaire mondiale signifie que les États membres de l’OMS doivent respecter le Règlement sanitaire international (RSI). Un accord qui les oblige à collaborer dans le cadre de la sécurité sanitaire mondiale. Concrètement, ces pays doivent mettre en place des mesures spécifiques pour limiter la propagation du virus, notamment dans les aéroports, les ports et les postes-frontières. Par exemple, les pays peuvent commander du matériel médical supplémentaire, mobiliser une réserve sanitaire, stocker des vaccins, prendre des mesures de restrictions pour les transports en commun, …

 

Mais pas seulement. Cela implique aussi de prendre des mesures concertées afin de tenter d’atténuer au maximum l’impact du virus. Par exemple, en mettant en place des accords internationaux qui permettent de faire face aux conséquences économiques d’une telle maladie.

 

Qu’est-ce qui va changer ?

 

L’OMS fait preuve d’une extrême prudence lorsqu’elle prend cette décision. Les responsables de la santé publique savent que le mot «pandémie» provoquera davantage de craintes et d’anxiété, voire d’affolement dans les populations. Pourtant, cette déclaration officielle ne doit pas susciter de peur supplémentaire et inutile à la panique publique déjà existante. Elle ne signifie pas que le virus est devenu plus infectieux ou plus mortel. Cela ne signifie pas non plus que l’épidémie ne peut pas être contenue. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer pour réduire le risque d’être infecté ou de propager la COVID-19. Pour enrayer cette épidémie, nous devons tous adopter les bons gestes :

 

se laver régulièrement les mains, avant de manger, après être allé aux toilettes, au retour des courses,…

 

éternuer dans des mouchoirs jetables ou dans le creux du coude,

 

nettoyer régulièrement les surfaces.

 

Pour rappel, les masques chirurgicaux peuvent aider à empêcher les personnes malades de propager les maladies, mais ils n’empêcheront pas nécessairement les personnes en bonne santé de les contracter.