12 août 2022, 04:36
prim-nordpasdecalais

La pandémie et la reprise mettent la gestion des garanties au premier plan

Alors que les entreprises des marchés financiers sont confrontées à l’incertitude économique, à la volatilité des marchés et à des pics de volume de transactions dus à la pandémie de COVID-19, la fonction de gestion des garanties revient sur le devant de la scène. Si la gestion des garanties n’est pas forcément sous les feux de la rampe pendant la plupart des cycles de marché, son importance est amplifiée en période de contraction économique et de forte volatilité.

À moyen terme, les entreprises doivent penser à reconfigurer la fonction de gestion des garanties en mettant l’accent sur la santé des contreparties et la gestion des liquidités et commencer à se concentrer sur l’échelle opérationnelle.

Les étapes pour y parvenir comprendraient :

 

1. Confirmer que des mesures de risque de crédit sont prises et que les nuances des accords juridiques sont comprises

Confirmer que tous les processus de garantie sont renforcés et que les scénarios nuancés sont pris en compte. Les exemples typiques sont la confirmation de l’éligibilité des collatéraux/des décotes (ceux de l’entreprise et ceux de la contrepartie) ou la compréhension des implications des changements de notation (tels que les déclencheurs de déclassement ou les impacts sur les collatéraux éligibles/les décotes). 

Ensuite, examiner avec le service juridique les scénarios d’exception spécifiques, tels que les clauses de faillite, le traitement non-standard des litiges et autres cas. Mettre en œuvre un reporting efficace en temps réel sur les contreparties, y compris les relations avec les contreparties, les termes des accords juridiques et autres exigences. 

Enfin, il faut intégrer des informations supplémentaires sur le crédit des contreparties, telles que les notations internes provenant des départements de risque internes, afin de comprendre les évolutions récentes.

 

2. Confirmer que le collatéral est efficacement déployé pour soutenir davantage les mesures de liquidité de l’entreprise

Identifier et examiner les transactions entraînant une marge et les approfondir pour évaluer si la novation et/ou le portage peuvent réduire ces exigences. Ensuite, optimiser la garantie elle-même, à la fois avant et après la transaction.

 

3. Réévaluer le modèle opérationnel de gestion des garanties dans le but d’intégrer une efficacité opérationnelle accrue

Il faut revoir les flux de travail et les procédures afin d’identifier des opportunités d’automatisation supplémentaires. En outre, les raisons sous-jacentes des goulets d’étranglement des ressources aux heures de pointe devraient être abordées. 

Enfin, il faut retirer les processus nécessitant des points de contact manuels.

Sommaire
A partager sur
Facebook
Twitter
LinkedIn
A lire aussi