11 août 2022, 23:32
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Naviguer dans l’impact du COVID-19 sur les marchés de capitaux

La pandémie de COVID-19 est une profonde crise sanitaire et humanitaire qui remet massivement en cause la résilience financière et opérationnelle de l’industrie mondiale des marchés de capitaux. Les leaders de l’industrie doivent rester au fait d’une situation qui évolue rapidement et faire ce qu’il y a de mieux pour leurs employés, leurs clients et leurs organisations. Nous pensons que les entreprises des marchés de capitaux devraient répondre au COVID-19 en trois phases : stabilisation, reconfiguration et rétablissement.

 

Stabilisation

L’industrie mondiale des marchés de capitaux est un écosystème hautement interconnecté et parfois fragile. En collaboration avec les régulateurs, les gouvernements et les organismes professionnels, les acteurs du secteur doivent collectivement identifier les points de dislocation possibles et réagir en conséquence, par exemple en fournissant des financements et des liquidités pour que les marchés mondiaux et, plus précisément les marchés du crédit, continuent de fonctionner efficacement. Chaque segment sous-jacent du secteur aura un rôle essentiel à jouer en tant que stabilisateur systémique pour ses clients, ses employés et leurs économies respectives au sens large.

 

Reconfiguration

Les entreprises des marchés de capitaux devront s’adapter aux nouvelles priorités et réaffecter leurs ressources en conséquence. On ne sait pas encore si certains des changements actuels seront de nature temporaire ou structurelle, mais il est évident que l’on passe d’une période de croissance soutenue à un environnement dans lequel la gestion du risque de crédit et de marché, l’optimisation des coûts et l’engagement numérique passeront au premier plan alors que l’économie mondiale navigue dans une récession. L’industrie mettra probablement l’accent sur l’innovation, le développement et la mise en œuvre de solutions pour la liquidité et le fonctionnement efficace des marchés. Les entreprises individuelles, cependant, devront s’assurer que leurs modèles d’affaires restent exploitables pour survivre et finalement prospérer dans le monde de l’après-crise. Accomplir cela nécessite trois éléments : 

  1. résilience opérationnelle fournie à l’échelle. Dans l’ensemble et jusqu’à présent, l’industrie a pris les devants, réalisé des performances et fait partie des solutions requises pour atténuer les effets financiers, maximiser l’accès au crédit et au capital ainsi que maintenir le fonctionnement des économies de notre monde. Cette crise peut toutefois accélérer encore la nécessité pour le secteur de changer et de s’adapter ; 
  2.  les entreprises doivent passer aux architectures technologiques du futur. Cet appel à l’action permettra de séparer les véritables agiles de ceux qui pourraient continuer à souffrir d’un fardeau technologique hérité toujours plus lourd ;
  3. résilience de la direction. Nous pensons que la crise met l’accent sur les dirigeants qui communiquent régulièrement avec leurs employés et leurs clients, qui font clairement savoir ce qu’ils savent (et ne savent pas). En outre, l’utilisation croissante d’outils comme les vidéoconférences humanise les conversations et illustre les changements radicaux à travers l’environnement d’engagement numérique omniprésent. Fléchir la courbe des coûts, permettre l’entreprise de demain. 

De nombreuses entreprises commencent à être confrontées à d’importants défis en matière de revenus et de coûts, elles doivent réagir en infléchissant la courbe des coûts pour en sortir plus fortes, plus rapides et plus efficaces qu’auparavant. Pour ce faire, elles peuvent s’appuyer sur les nouvelles technologies, notamment :

  • l’analytique appliquée ;
  • l’intelligence artificielle ; 
  • l’apprentissage automatique ;
  • la technologie des grands livres distribués pour réaliser des gains d’efficacité, améliorer la productivité et renforcer la résilience et la compétitivité. Nous nous attendons à voir les stratégies omnicanales et écosystémiques désormais plus répandues dans la banque de détail et commerciale faire des percées rapides dans le secteur des marchés de capitaux.

Rétablissement

Le secteur des marchés de capitaux jouera un rôle essentiel en permettant les flux de capitaux jusqu’à la fin de cette période de perturbation. Néanmoins, tout comme le secteur doit gérer les coûts à court terme, il doit jeter les bases d’une croissance à long terme. La technologie offre à l’industrie l’opportunité de devenir plus innovante et plus efficace. 

Nous nous attendons à voir les entreprises dominantes piloter de nouveaux modèles opérationnels basés sur la différenciation, la durabilité et la rentabilité. Cela pourrait signifier utiliser l’analytique, l’intelligence et les données pour remodeler les ventes, la couverture et les produits, mais aussi offrir une expérience client convaincante de manière plus rentable, en intégrant la résilience opérationnelle, le leadership et l’orientation client. L’expérience nous montre que les économies mondiales modernes sont intrinsèquement résilientes et que les entreprises de marchés de capitaux utilisant la technologie pour réduire les coûts et soutenir de nouveaux modèles commerciaux pourraient sortir de la crise en tant qu’acteurs plus forts et plus compétitifs dans un secteur revitalisé.

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