Avec 11,9 % de chômage, la région des Hauts-de-France présente le taux de chômage le plus élevé de toutes les régions métropolitaines de France. Afin d’aider les décideurs politiques à mieux relever ces défis, cette cartographie de l’économie régionale permettra de mieux identifier les besoins de formation et les secteurs qui recrutent.

Tendances de l’industrie dans les Hauts-de-France

En ligne avec les tendances historiques, l’industrie manufacturière est la première industrie des Hauts-de-France, avec 16 % des adhérents LinkedIn dans la région, suivie par les logiciels et services informatiques (10 %) et les services aux entreprises (9 %). Dans le secteur manufacturier, les principaux employeurs sont les industries de l’automobile, de la production alimentaire et de la construction mécanique.

Les secteurs qui embauchent le plus activement indiquent quelles industries sont en croissance et lesquelles pourraient dominer la région à l’avenir. Il est clair, d’après les données, que même si les industries de l’automobile et de l’ingénierie, historiquement prédominantes, continuent de bien se porter, leur croissance n’est pas aussi rapide que celle des autres industries. En fait, ce sont les secteurs de la finance, de la vente au détail et de la production alimentaire qui ont été les principaux moteurs de la croissance de l’embauche au cours des 12 derniers mois. Et ce sont les compétences requises dans ces industries en croissance qui sont les plus en demande dans la région. Il n’est peut-être pas surprenant de constater qu’il s’agit souvent de compétences techniques, telles que les langages de programmation et l’apprentissage machine.

Aujourd’hui, seuls 10% des membres de LinkedIn dans les Hauts-de-France travaillent dans l’industrie du logiciel et des services informatiques, mais la demande croissante de compétences techniques suggère que le secteur technologique au sens large va se développer parallèlement à la numérisation de l’économie.

Un regard sur l’offre de talents dans les Hauts-de-France

Pour comprendre les nouvelles tendances en matière de talents, nous avons examiné les plus récents membres de la main-d’œuvre : les diplômés récents des universités locales. Alors qu’environ 50% des jeunes diplômés des Hauts-de-France sont partis pour Paris ou l’international, la majorité est restée en France ; Lille, capitale de la région, accueille plus de 40% des diplômés locaux. Par ailleurs, le mouvement international des membres des Hauts-de-France LinkedIn a montré que pour chaque membre qui partait, un autre revenait. A l’heure où la mobilité est plus facile que jamais, cette forte rétention des talents est un signe positif pour le potentiel économique de la région.

Associées aux données de compétences, les données de migration indiquent que les Hauts-de-France gagnent des talents dans la construction et la conception respectueuses de l’environnement, ainsi que dans l’ingénierie pétrolière, gazière et sous-marine. Mais la région manque d’expertise juridique et financière, et les membres qui possèdent ces compétences sont les plus susceptibles de partir – souvent pour Paris, la Belgique ou le Royaume-Uni.

Nous croyons qu’un aperçu granulaire et opportun de la dynamique économique locale peut permettre aux décideurs politiques de prendre des décisions éclairées concernant leurs marchés du travail. Cette analyse du Graphique Economique des Hauts-de-France, associée aux outils produits de LinkedIn pour soutenir les services Proch’Emploi aux demandeurs d’emploi de la région, a le potentiel d’aider la région à piloter le changement grâce à des initiatives politiques pilotées par les données pour créer des opportunités économiques pour les membres de la population active locale.