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Ce secteur d’activité rassemble les activités suivantes :
- Activités des organisations associatives (marchandes)
- Activités des organisations associatives (non marchandes)
- Réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques
- Autres services personnels

Animation socioculturelle et sociale

DE QUOI S'AGIT-IL ?

Il s’agit d’un champ particulièrement vaste et complexe puisqu’il regroupe des établissements aussi divers que des villages de vacances, des crèches et garderies d’enfants, des bibliothèques, des équipements socioculturels de proximité tels que les centres sociaux, maisons de quartier, maisons des jeunes et de la culture, centres d’initiation à l’environnement…
Les collectivités locales disposent de services enfance et jeunesse.

 

SITUATION ET PERSPECTIVES :

L’UNEDIC dénombre en 2004, plus de 35 000 personnes exerçant leur activité dans des établissements privés essentiellement associatifs dans le Nord Pas de Calais.
Il faut ajouter les personnes relevant de la filière animation de la fonction publique territoriale.

Les animateurs sont au contact direct des habitants. Au-delà de leur fonction d’animation classique, ils peuvent avoir un rôle d’accompagnement plus ou moins important en fonction de la population à laquelle ils s’adressent. Leurs principales activités sont :
- participer à l’élaboration du projet pédagogique de la structure à laquelle ils appartiennent.
- Concevoir, organiser et développer des activité de loisir, des activités éducatives, culturelles et sociales qui s’adressent à des publics différents : enfants adolescents, adultes, personnes âgées en cohérence avec le projet de la structure.
- Assurer la responsabilité d’un secteur (jeunes, enfants…) et coordonner les activités.
- Assurer parfois alternativement un travail d’animation de groupe et de suivi individuel.
- Travailler avec les partenaires concernés par leur domaine d’intervention ou par leur projet.

Il peut occuper des profils de fonction très différents :
- animateur spécialiste s’appuyant sur des supports techniques : activités scientifiques, d’expression culturelle, … intervenant auprès de publics spécifiques  ou des problématiques particulières : emploi, santé, logement…
- animateur généraliste intervenant plutôt de manière globale et continue auprès d’un public déterminé ou auprès de plusieurs publics dans la cadre d’un projet d’animation.

Il peut exercer différents niveaux de responsabilité, être en prise directe avec le public, coordonner une équipe d’animateurs ou les deux à la fois, diriger une petite ou moyenne structure d’animation.

Deux éléments fondamentaux permettent de le distinguer des autres travailleurs sociaux :
- la finalité de l’animation. Elle est double : d’une part elle vise à consolider du lien social, à favoriser de la vie sociale ; d’autre part , elle contribue à la promotion individuelle et collective.
- La méthode d’intervention qui combine trois démarches : La démarche projet. C’est lui qui donne sens aux actions mises en œuvre par l’établissement, l’association ou le projet social du territoire. Le mode d’action collectif par sa capacité à rassembler autour du projet de multiples acteurs. Le travail en partenariat. Il impulse des dynamiques partenariales en recherchant la complémentarité, le décloisonnement et la transversalité.

 

LES COMPETENCES MOBILISEES :

Si aux premiers niveaux de responsabilité ( niveaux V et IV) il décline le projet d’animation en activités, aux niveaux supérieurs (niveaux III et II) il élabore le projet d’animation et parfois de développement dans toutes ses dimensions  avec une vision stratégique.
Pour JC Gillet ( l’animation professionnelle, histoire, enjeux, acteurs l’Harmattan, 2000) « cette compétence stratégique devient plus qu’une simple méthodologie, une réelle intelligence organisatrice lorsqu’elle mobilise et articule des capacités qui alors la servent et lui donnent sens en même temps. »
- Capacités techniques pour fournir des services de qualité,
- Capacités méthodologiques dans l’organisation de son travail,
- Capacités relationnelles dans les interactions dynamiques avec les autres acteurs (savoir-faire et savoir–être dans le savoir échanger),
- Capacités culturelles par une enquête de terrain permettant de repérer les différences de valeur  et de stratégie en présence (savoir lire son environnement et l’interpréter),
- Capacités symboliques pour produire du sens (savoir créer et imaginer),
- Capacité pédagogique dans le fait d’expliquer les méthodes utilisées dans telle ou telle situation (savoir transmettre),
- Capacité d’animer une équipe (savoir manager)
- Capacité d’autoformation permanente,
- Capacité à élaborer une éthique ( les valeurs) etc. »

 

LES FILIERES DE FORMATION A L'ANIMATION :

Il n’existe aucune réglementation rendant obligatoire la possession de tel ou tel diplôme pour exercer le métier d’animateur, si ce n’est pour l’encadrement des mineurs en centres de vacances et de loisirs ( décret n° 2002-883 du 2 mai 2002 et arrêté du 21 mars 2003)

Néanmoins, dans la plupart des conventions collectives ou dans la fonction publique, l’accès aux emplois d’animateurs repose sur l’existence de niveaux de qualification justifiés par la possession de diplômes correspondants.

Plusieurs voies sont possibles : Beaucoup ont commencé à faire des « colonies de vacances ». Après avoir passé le BAFA (brevet d’aptitude aux Fonctions d’Animateur), ils ont eu une expérience d’animateur en centres de vacances ou de loisirs . Certains ont exercé des fonctions de directeur par le biais du BAFD (Brevet d’Aptitude aux fonctions de Directeur).
Ensuite :
- ils ont continué à faire de l’animation à titre professionnel, ont fait reconnaître leurs compétence par le biais du BASE ( brevet d’Aptitude à l’Animation Socio-éducative). L’obtention du BASE leur a alors permis d’accéder aux diplômes professionnels de la filière jeunesse et sports : BEATEP (Brevet d’État d’Animateur Technicien d’ Éducation Populaire) remplacé aujourd’hui par le BPJEPS ( Brevet d’État d’Éducation Populaire et de Sport) ou DEFA (Diplôme d’État aux Fonctions d’Animation). D’autres ont passé directement la sélection d’entrée au BEATEP ou au DEFA ;
- ou ils se sont engagés tout de suite après le BAC dans le DUT Carrières Sociales, option animation socio-culturelle;
- ou ils ont entrepris des études n’ayant pas de rapport avec l’animation, sont entrés dans la vie active sur d’autres choix professionnels, et après quelques années sont revenus vers l’animation par le biais du DEFA ou d’une formation universitaire.

Deux filières permettent d’accéder à la l’animation professionnelle :

 

   Filière Jeunesse et Sport   Filière universitaire
 Niveau I     Master 2
 Niveau II  DEDPAD

 Master 1

Licence Professionnelle

 Niveau III

 DEFA

RASC délivré par le CREPS nord pas de calais

 DEUST

DUT carrières sociale option  animation socio-culturelle

 Niveau IV

 BP JEPS

BEES

 
 Niveau V  BAPAAT  

Des passerelles existent entre les deux filières. Les titulaires du DUT Carrières sociales, option animation socio-culturelle, sont dispensés de la première partie de formation du DEFA ( 5 unités de formation et stage pratique) Ils entrent directement en expérience d’animation.

Par ailleurs, la formation préparant au DEPAD se réalise en partenariat avec l’université. Elle peut déboucher sur une double validation.