Accompagner les personnes en situation de dépendance...
Trois témoignages, trois métiers, trois passions...
Isabelle Deroo, auxiliaire de vie sociale
« J’ai vraiment l’impression d’exercer un métier indispensable »
Auxiliaire de vie sociale depuis 9 ans au sein d’une association située à Hazebrouck, Isabelle Deroo, 45 ans, aime parler de son métier : « J’ai vraiment l’impression d’exercer une profession indispensable. Permettre à des personnes qui ont perdu leur autonomie de continuer à vivre chez elles, c’est quelque chose ! ».
Et de poursuivre : « Certes ce métier est fatiguant : entre le ménage, les toilettes et les repas, je suis là aussi pour écouter, pour discuter de tout et de rien avec des personnes âgées qui, parfois, ne voient que moi. Il faut aider aux déplacements, rendre des petits services… Je n’arrête jamais ».
« Mais, précise-t-elle, il faut toujours avoir à l’esprit que nous sommes des professionnelles et qu’il faut savoir garder une distance vis-à-vis des personnes âgées qu’on accompagne. Par exemple, je m’interdis le tutoiement qui est, pour moi, une forme déguisée de maltraitance. Le respect est plus important que tout… ».
Le DEAVS (diplôme d’Etat d'auxiliaire de vie sociale) est accessible par la formation, après des épreuves de sélection, ou par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les candidats justifiant de trois ans d’activité, même bénévole.
Maria Jankowski, aide-soignante.jpg)
« Apporter un peu d’humanité au travers de gestes techniques »
Aide-soignante depuis 3 ans, Maria Jankowski parle de son métier avec une réelle passion communicative : « J’avais beaucoup d’a priori sur ce métier… J’ai eu l’occasion d’accompagner ma grand-mère en soins palliatifs jusqu’au bout, et là, ce fut comme une révélation. Le fait de subvenir aux besoins élémentaires des personnes malades, de leur apporter du confort, du bien-être, de pouvoir soulager leurs souffrances… tout cela est devenu ma raison d’être ».
« Aujourd’hui, je travaille en CDI dans un service de gériatrie en hôpital après plusieurs CDD à chaque fois renouvelés. Le métier est physiquement éprouvant puisqu’il faut porter régulièrement les personnes les moins mobiles pour procéder aux toilettes. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les aides-soignantes qui travaillent sous la responsabilité des infirmières, doivent mobiliser un savoir-faire technique pour, par exemple, préparer les pansements et le matériel adapté à la réalisation des soins, surveiller la situation clinique des patients et transmettre les informations utiles ou encore appliquer les règles de sécurité. Et puis, nous sommes le premier lien entre le patient, sa famille et l’équipe médicale, ce qui fait toute la richesse de ce métier »...
Le DEAS (diplôme d’Etat d'aide-soignant) est accessible par la formation, après des épreuves de sélection, ou par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les candidats justifiant de trois ans d’activité, même bénévole.
Plus d'informations sur le métier d'aide-soignante : voir notre dossier : « Aide-soignant, infirmier… Quelles complémentarités ? Quelles différences ? »
Guillaume Boncourt, aide médico-psychologique
« Mon action se situe à la frontière de l’éducatif et du soin »
Jeune aide médico-psychologique au sein d’un institut médico-éducatif (IME des « Papillons Blancs »), Guillaume Boncourt définit son métier ainsi : « Je travaille au sein d’une équipe éducative et para-médicale, auprès de personnes adultes handicapées mentales plus ou moins autonomes, à divers stades de dépendance. Mon rôle consiste à faire le lien entre le corps et le psychique, entre la vie quotidienne et les activités d’animation. Par exemple, j’aide un résident à manger convenablement, je change une personne qui a uriné dans ses vêtements, j’accompagne un autre résident dans le choix de sa tenue pour la fête de fin d’année ou encore je l’assiste et le conseille quand il fait ses courses au supermarché.
Ma mission, principalement basée sur l’écoute et l’observation, consiste à instaurer avec les résidents un espace relationnel privilégié, un cadre et une attitude sécurisants qui reconnaissent pleinement leur singularité et leur humanité. Je suis l’interface indispensable entre les résidents et les équipes soignantes et éducatives, ce qui nécessite de l’empathie, de la sensibilité et une certaine forme d’abnégation.
Ce qui me plaît dans ce métier, c’est la polyvalence des fonctions qui se situent à la fois dans l’éducatif, dans l’animation et dans la thérapeutique. Les progrès réalisés par les résidents et leur mieux-être ressenti à l’issue des activités que je leur propose, sont, pour moi, des sources intarissables de satisfaction même si, il faut bien le reconnaître, notre mission n’est pas toujours bien comprise ».
Le DEAMP (diplôme d’Etat d'aide médico-psychologique) est accessible par la formation, après des épreuves de sélection, ou par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les candidats justifiant de trois ans d’activité, même bénévole.